Sud Etudiant Orléans

05 mai 2012

HARCELEMENT SEXUEL : UNE ABROGATION REVOLTANTE !

La fédération SUD Étudiant s’insurge contre la décision du Conseil Constitutionnel d’abroger sans suspension d’application le délit de harcèlement sexuel. Le Conseil Constitutionnel, composé de sept hommes et de seulement deux femmes, ne s’est jamais illustré par son intérêt pour la lutte contre le sexisme et provoque par son choix l’annulation de toutes les procédures en cours, empêche de nouvelles plaintes et créé donc un vide juridique en faveur des harceleurs. Ceci est d’autant plus inadmissible que la possibilité de suspension d’abrogation qui aurait permis une réécriture de l’article du code pénal sans exposer les victimes avait été clairement demandée par les associations féministes.

SUD Étudiant souligne également que, en conséquence de cette abrogation, les victimes ne pourront pas non-plus demander de procédures disciplinaires contre leurs agresseurs au sein des établissements universitaires. Cette décision désarme donc encore un peu plus les étudiant-e-s et salarié-e-s, qui subissaient déjà l’omerta qui règne dans l’enseignement supérieur sur ce sujet.

Face à ce qu’on ne peut que considérer comme une complicité envers ces comportements qui relèvent pourtant de l’oppression des femmes et de l’abus de pouvoir, SUD Étudiant rappelle que faire sortir un problème du cadre juridique ne le fait pas disparaître ni ne le soustrait aux résistances et aux luttes.

C’est pourquoi nous appelons à la remise en place immédiate du délit de harcèlement sexuel. Nous exigeons que ce délit soit précisé dans sa définition, pour protéger non pas les agresseurs mais les victimes. Nous appelons à une mobilisation d’ampleur en ce sens, dès maintenant. Mais nous déclarons également que les harceleurs ne doivent pas se croire à l’abri des sanctions : si la loi n’est plus un recours, le rapport de forces, partout, tout le temps, en reste un.

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28 avril 2012

POUR LA RUPTURE AVEC LE SARKOZYSME : Toutes et tous dans la rue le 1er mai !

Ce quinquennat fut marqué par une politique que nous nommerons ici nationale-libérale. En effet, elle repose sur la stigmatisation de minorités livrées en boucs-émissaires de la crise et la dictature des banques et du grand patronat sous le prétexte de la dette.

Le travailleurs-euses ne se sont pas laissé-e-s faire, entre manifestations et grèves à répétition. Cette combativité permanente reste un phénomène d’ampleur et tend à croître. Cette période s’achève sur un premier tour électoral en parti marqué par un très massif vote « utile » pour dégager Sarkozy et bloquer l’accès au second tour d’une candidate fasciste. Loin de donner la moindre légitimité au parti socialiste, on ne peut voir là qu’une forte détermination de millions de personnes pour la rupture avec le « sarkozysme ».

Conformément aux mots d’ordre des mouvements sociaux, la rupture de cette politique nationale-libérale implique nécessairement :

- la fin de toute réforme imposée sans le consentement des travailleurs-euses
- la fin des plans sociaux et des plans de rigueur
- la fin de la chasse aux sans-papiers. …et plus particulièrement pour permettre à la communauté universitaire et à tous-tes les travailleurs-euses en formation de respirer :
- l’abrogation de la LRU
- la création d’un salaire social pour tout travailleur en formation
- la hausse de toutes les aides sociales.

Voilà en quelques lignes certaines urgences pour lesquelles tant d’efforts ont été donné dans les luttes et qui ne peuvent attendre.

C’est pourquoi, plutôt que de tenter de séduire l’électorat frontiste, l’heure est à poursuivre le travail d’explication, de décryptage et d’analyse d’un programme anti-social basé sur la haine de l’autre et qui n’apporte pas de réponses aux revendications des travailleurs, avec ou sans emploi. Et si un changement de majorité politique venait à se produire à la faveur du second tour des présidentielles et des législatives de juin, SUD Etudiant n’en serait pas moins extrêmement vigilant, quant à la poursuite de cette politique nationale-libérale et autoritaire.

Sur ces conditions, nous resterons intransigeants et réaffirmons notre conviction syndicale : l’action politique se fait avant tout dans la rue et la grève. Le mouvement social est le moteur essentiel des rapports de force dans notre société. La volonté exprimée dans ces élections de dégager la droite en découle et les forces syndicales agiront en contre-pouvoirs face à n’importe quel gouvernement.

Il est alors d’importance capitale de descendre nombreux-euses dans la rue dès ce mardi 1er mai, journée internationale des travailleur-euses. D’autant plus que deux rassemblements auront pour but vain de concurrencer la manifestation des travailleur-euses et des syndicats : d’une part le traditionnel « défilé en l’honneur de Jeanne d’Arc et des travailleurs » organisé par le Front National, et d’autre part le « rassemblement autour du vrai travail » organisé par l’UMP. Nicolas Sarkozy souhaite en effet tenir une « fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur(…) ». Une indécence de plus à la face des classes moyennes et populaires lorsqu’on sait à quel point la dégradation des conditions de travail, la hausse du chômage, de la précarité et l’arnaque des heures supplémentaire se sont accentuées durant cette présidence.

Nous privilégions la défense collective de nos intérêts à la réussite individuelle et nous savons que de nouveaux droits ne se gagnent que par la lutte. En conséquence, nous invitons tout le monde à prendre place dans la manifestation du 1er mai aux côtés des travailleur-euses, chacun l’enrichissant de ses propres revendications, au-delà des appartenances syndicales.

 

Manifestation du 1er mai à Orléans

10h30 place de Loire

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19 avril 2012

On lâche rien!

Solidaires On lâche rien

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23 mars 2012

Elections CEVU/CA 2012: Pour une université gratuite, laïque, publique et populaire, votez et faites votez Sud Etudiant

Mardi 27 et mercredi 28 mars, les étudiants sont appelés à désigner leur représentants aux conseils centraux. Face à la casse de l’enseignement supérieur public, il est urgent de réagir et de se mobiliser. Les élections, si elles ne peuvent se substituer aux luttes, sont l’occasion de faire entendre notre voix et de porter nos revendications.

Refuser la casse de l’enseignement supérieur

Aujourd’hui l’Université est frappée de plein fouet par la casse générale du service public orchestré par le gouvernement. De la LRU qui impose une gestion managériale des facs, aux suppressions de postes, en passant par la masterisation qui sape la formation des futurs maitres, c'est l'avenir de tous les étudiants qui est bradé. Les contre-réformes libérales mettent progressivement en place un système à 2 vitesses qui va laisser sur le carreau nombre d’étudiant.
Les importantes mobilisations de ces dernières années (CPE, LRU 1 et 2, retraites) ont démontré la détermination des étudiants à lutter contre les coups qui leurs sont portées. Face à la multiplication des attaques contre l’enseignement supérieur public, il est urgent de réagir.

Pourquoi se présenter ?

Entre un Conseil d’Administration (CA) qui concentre la quasi-totalité des pouvoirs mais dans lequel les étudiants sont sous-représentés et un Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) qui accorde d’avantage de place aux étudiants mais qui ne peut émettre que des avis consultatifs, force est de constater que nous n’obtiendront pas d’avancées significatives dans ces conseils. Néanmoins, il est possible d’y remporter de petites victoires qui, aussi modestes soient-elles, ont leurs importances. Notre présence nous permet en outre d’y obtenir des informations importantes pour pouvoir organiser la riposte par la lutte. Nous jugeons enfin important de faire entendre une voix dissonante et sans concessions au sein de ces conseils, afin d’y éviter l’unanimité quand il s’agit de liquider nos droits.

Sud Etudiant revendique (entre autres) :

- Le gel du montant des frais d’inscriptions (et à long terme la gratuité des frais)
- L’arrêt immédiat des suppressions de postes et la titularisation des emplois contractuels
- Le retour dans le domaine public des services externalisés
- Le développement des systèmes d’exploitation et des logiciels libres au sein du parc informatique de l’Université
- La rénovation des locaux et le développement du campus
- Le refus de la sélection en M1 et M2 et une plus grande tolérance pour les absences en TD
- Opposition à tout déménagement d'une partie des UFR sur un autre site

Mardi 27 et mercredi 28 mars, pour une université gratuite, publique, laïque et populaire

VOTEZ SUD ETUDIANT


Voir la profession de foi en pdf

 

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14 mars 2012

Face à l’extreme droite, Riposte antifasciste !

Montée du FN, implantation des identitaires à Orléans, nationalisme débridé de l’UNI, déclarations nauséabondes de Claude Guéant, expulsions des sans-papiers, stigmatisation des étrangers, islamophobie… L’extrême droite et ses idées ont actuellement le vent en poupe. Contre ce climat étouffant, il est urgent de prendre conscience du danger que représente ce courant pour l’Université et d’organiser la riposte antifasciste afin de promouvoir un enseignement supérieur populaire et émancipateur.

Le projet de l’extrême droite pour l’université

Quelle Université propose l’extrême-droite? Un coup d’œil sur l’argumentaire du FNJ concernant l’éducation permet d’y voir plus clair. L’organisation de jeunesse du parti frontiste y affirme son opposition à un enseignement supérieur ouvert à tous en réclamant l’instauration de la sélection à l’entrée de l’Université. Elle propose aussi de supprimer les IUFM (qui garantissent la formation des futurs enseignants), d’instaurer des quotas d’étudiants par filières (autre manière de limiter l’accès de l’Université à tous) et s’oppose à la compensation annuelle des notes (comme si le taux d’échec en 1ère année n’était pas assez catastrophique). Et comme si ça ne suffisait pas, Marine Le Pen annonce dans son programme vouloir supprimer le CEVU (conseil où les étudiants sont le plus représentés) et promouvoir les PRES (pôles régionaux qui aiguisent la concurrence entre établissements).

A ce triste tableau rajoutons l’opposition traditionnelle de l’extrême droite, toutes organisations confondues (FNJ, GUD, FE, UNI…), au syndicalisme et aux mouvements étudiants ainsi que son obsession à soutenir l’expulsion des étudiants étrangers au nom du nauséabond concept de « préférence nationale »…

Luttons contre l’extrême droite, pour une université ouverte a tous

Casse de l’enseignement supérieur public, sélection à l’entrée de l’Université, mise au pas des mouvements étudiants, nationalisme, xénophobie… L’extrême-droite constitue une menace sérieuse pour le monde étudiant. Face à elle, ni collaboration, ni résignation. Combattons par tous les moyens l’extrême-droite, quelque soit la forme sous laquelle elle tente d’investir nos campus (GUD, FN, Identitaires, UNI…). Soutenons les initiatives antifascistes. Affirmons notre solidarité avec les étudiants sans-papiers menacés d’expulsion par des politiques racistes et xénophobes.

Contre le culte de l’élite et de la performance, contre les fausses divisions, contre la sélection sociale et contre le nationalisme, luttons pour une Université accessible à tous et émancipatrice.

FACHOS HORS DES FACS!

autocantifaverti

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08 mars 2012

8 Mars : Journée internationale de lutte pour les droits de la femme A LA FAC COMME PARTOUT!

Non aux violences faites aux femmes et au harcèlement sexuel !
Aujourd'hui en France, une femme sur 6 sera victime de violences au cours de sa vie, une femme sur 10 sera violée. Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon. C’est dans le « cocon familial » que s’exerce la majorité des violences sexuelles : les jeunes femmes (20-24 ans) sont les plus touchées. Les fermetures de foyers d'accueil pour les femmes victimes de violences et leurs enfants constituent donc une attaque aux droits humains les plus fondamentaux ! Dans l'enseignement supérieur le harcèlement sexuel est exercé sur les étudiantes et les personnels grâce aux rapports hiérarchiques qui permettent aux agresseurs de se croire tout permis, et de menacer victimes et témoins.

Hier, aujourd'hui et demain : pour le droit à disposer de nos corps !
Le droit à l’avortement est une victoire du mouvement féministe, qu’il s’agit de défendre ! Or dans ce contexte politique de retour à l’ordre moral, il est remis en cause par la reconnaissance civile du foetus, les fermetures de centres IVG, les coupures de subventions aux associations. Dans les universités, la suppression de postes d'infirmières et d'assistantes sociales pèse lourdement sur le droit des étudiantes à disposer de leurs corps. Le coût des moyens de contraceptions et de protections reste élevé, souvent non ou faiblement remboursé par la Sécurité Sociale.

Pour l'égalité salariale !
Les femmes ont toujours un salaire moyen inférieur d’environ 27% à celui des hommes. Pourtant les lois de 1945 et 1972 fixent, en théorie, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. En outre les femmes sont orientées vers les formations de la santé, du social, et de l'enfance, qui mènent à des métiers dévalorisés, mal payés, précaires et avec un fort taux de temps partiels imposés.

Le féminisme ne servira pas de masque au racisme !
Le Front National, qui prêche contre le droit à l'IVG et pour le retour des femmes au foyer, et contre le mariage homosexuel, prétend être un rempart des droits des femmes et des homosexuel-le-s contre une culture musulmane misogyne et homophobe. Nous ne sommes pas dupes de ces manoeuvres et constatons que ceux qui militent pour l'exclusion des femmes voilées de l'espace public, de l'éducation, et du travail sont les plus efficaces agents de leur oppression!


NOUS REVENDIQUONS :
* une loi cadre contre les violences faites aux femmes !
* la création de cellules de veille sur le harcèlement sexuel dans tous les établissements !
* la réforme des sections disciplinaires qui traitent des cas de harcèlement sexuel à l'université
* l'accès libre et gratuit à l'avortement et aux moyens de contraceptions et de protection, dans les facs comme partout !
* l’ouverture et le maintien des CIVG et des plannings familiaux !
* la création d’espaces de santé dans toutes les universités !
* l'ouverture de crèches publiques, gratuites et accessibles à tou-tes dans toutes les universités !
* l'égalité salariale entre hommes et femmes. A travail égal, salaire égal !
* une véritable éducation non sexiste et non LGBTIphobe et une lutte contre l’orientation genrée!
* la régularisation de tou-tes les sans-papier-e-s et la protection des femmes sans papiers !

http://www.sud-etudiant.org/IMG/pdf/8_MARS_SUD_etudiant.pdf

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06 mars 2012

LE PROJET CROUS 2020 : on privatise, on précarise, on sélectionne…

Le projet CROUS 2020, adopté au CNOUS en janvier 2012, est un texte qui vise à définir la politique et la gestion des CROUS pour la prochaine décennie ; il a pour objectif d'accentuer la "décentralisation", c'est-à-dire renforcer leur mise en compétition, passant par une " autonomie renforcée " des CROUS, dans le même esprit que la loi LRU. Une fois de plus, le gouvernement s'attaque au service public en lui imposant les normes managériales propres au secteur privé et capitalistes : recherche accrue de rentabilité au dépend des étudiant-e-s et des personnels, mise en concurrence, logique de « marketing », caporalisation des rapports hiérarchiques, plus de poly-compétences pour les personnels…


Dans cette nouvelle configuration, nous nous attendons à une fatale augmentation des prix, une dégradation des conditions de travail, une privatisation du logement, une externalisation des postes et la poursuite des coupes budgétaires. Finalement, toutes les étapes nécessaires à une privatisation partielle ou totale des Crous dans les années à venir !!

Ce projet CROUS 2020 intervient dans un contexte de misère et de surveillance généralisée. En effet, le CROUS actuel n'est déjà pas en mesure de remplir ses missions, que ce soient en termes de logement, de restauration et de bourses, mais réussi étrangement à mettre en place un système de contrôle des employé-e-s et des étudiant-e-s.

Outre la qualité, c'est aussi la quantité insuffisante de logements disponibles ainsi que les critères profondément discriminants (quotas, préférence nationale, résultats scolaires…) que nous déplorons. La multiplication des partenariats avec les « bailleurs sociaux » est inquiétante, livrant ainsi des logements dits sociaux aux spéculateurs. Une très grande majorité d'étudiant-e-s n'ont que le choix de rester chez leurs parents ou de payer le prix fort du loyer dans le logement privé que le gouvernement privilégie manifestement (fond de paiement des cautions).

Les restos-U non seulement ne sont pas épargnés par la hausse des prix mais se trouvent directement vampirisés par les banques (Crédit Agricole, CIC…) qui imposent peu à peu l'usage de la carte monéo qui avait pourtant connu un véritable flop ! En plus d'offrir une commission aux banquiers sur chaque transaction, cette carte monéo transforme le CROUS et l'université en appareils de contrôle (suivi permanent des opérations, flicage des personnels et de leur productivité, « carte d'identité étudiante » donnant accès aux emprunts de livres, photocopies, médecine universitaire, vote aux élections étudiantes, infos personnelles…).

Moins d'un-e étudiant-e sur quatre bénéficie des aides financières (500 000 sur 2,3 millions), les étudiant-e-s étranger-ères y ont difficilement accès (notamment pour ceux hors-UE) et, dans le contexte de crise sociale actuelle, ce système est largement insuffisant, injuste, et se dégrade. En effet, les critères d'attribution n'ont pas finis de se durcir allant jusqu'à indexer les bourses sur la « réussite » scolaire et l'assiduité conformément à l'esprit de compétition et de sélection sociale qui s'impose à l'université. On remarque que le système est tout simplement défaillant : les retards (parfois sur plusieurs mois !) dans le versement des bourses est dangereusement devenu habituel. On remarque l'explosion spectaculaire (+20%) des demandes au FNAU (Fond National d'Aide d'Urgence) en 2011 alors que le budget de ce fond n'a lui pas été augmenté d'un pouce jusqu'à aujourd'hui et que le 10ème mois de bourse négocié par l'UNEF est encore compromis.

La précarité s'aggrave dans des proportions inédites mais le gouvernement préfère soumettre les CROUS à la loi du profit au lieu d'améliorer les conditions et les moyens des travailleurs du CROUS. Celui-ci n'est alors pas en mesure de remplir les missions de service public nécessaires pour garantir l'égalité d'accès aux études supérieures. En effet, un-e étudiant-e sur 2 est officiellement salarié-e, mais en comptant le travail au noir et le salariat saisonnier, on passe à 75% minimum d'étudiant-e-s salarié-e-s. Un-e étudiant-e qui doit continuellement jongler avec cours, travail et révisions n'en est plus un-e et le taux d'échec parmi les étudiant-e-s salarié-e-s est deux fois plus élevés que chez les non salarié-e-s (source : OVE). Ces faits démontrent incontestablement l'exacerbation de la précarité et de la sélection sociale que nous dénonçons.
C'est dans nos luttes qu'il faudra porter notre volonté d'une autre répartition des richesses, plus juste et égalitaire !!

Les fédérations syndicales de la CGT CROUS, de la FSE et de SUD étudiant revendiquent de concert :
- Réengagement réel de l'Etat dans l'Enseignement Supérieur, la Recherche et les CROUS.
- Renforcement du service public des CROUS avec l'ajout de nouvelles compétences dévolues aujourd'hui aux universités: culture, sports...
- Gestion démocratique des CROUS: un CA avec uniquement des personnels et des étudiant-e-s.
- L'assurance d'un 10ème mois de bourses et l'arrêt des coupes budgétaires pour les aides sociales.
- Augmentation en nombre et en montant des bourses sur critères sociaux, versées de manière régulière, sur 12 mois, avant d'instaurer un salaire socialisé ou une garantie sociale étudiante pour les étudiants se déclarant fiscalement indépendant de leurs parents, financée par les cotisations sociales.
- La suppression des critères discriminatoires socialement.
- La construction massive de logements publics de qualité (espace, normes environnementales...).
- La rénovation et des résidences universitaires sans hausse des loyers
- La réquisition des logements vides
- La gestion des résidences "sous contrat" directement par le CROUS
- La rupture de tous les partenariats public-privé du CROUS
- La baisse significative des loyers

Communiqué commun SUD Etudiant - FSE - CGT CROUS

 

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23 février 2012

Contre la casse de l'Université, riposte immédiate

Bruce lee

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21 février 2012

Le bilan de Sarkozy sur les universités est plus que mitigé

Présidence de Sarkozy : « 5 Ans de résultat au service des Français-e-s » ? Le bilan de
Sarkozy sur les universités est plus que mitigé !

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été marqué, notamment, dans nos universités, par la
mise en place de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), rendant chaque université autonome.


A l'heure du bilan, les conséquences de cette loi, apliquée en deux temps, sont catastrophiques. La concurrence entre les universités a été accrue par cette réforme, et rend de plus en plus difficile le maintien des petites universités de proximité mais pas seulement. Prétextant une augmentation moyenne de 23% du budget des universités, c'est en réalité 8 universités qui ont été mises sous tutelle pour cause d'un budget considéré comme déficitaire. D'autres universités (Pau, Bretagne Sud...) sont menacées de cette mise sous tutelle, d'autres (Le Havre...) ont un avenir plus qu'incertain.


En terme social, le gouvernement se targue d'une augmentation de 25% d’étudiant-e-s bénéficiant de bourses sur critères sociaux. En réalité, c'est surtout le nombre d'étudiant-e-s boursier-ère-s à l'échelon 0 (exonération des frais d'inscription sans versements mensuels) qui a augmenté. La revalorisation des montants des bourses n'a fait que s'indexer à l'indice d'inflation. La création d'un sixième échelon en 2008 ne donne en fait droit qu'à 27 euros supplémentaires par mois (par rapport à l'échelon 5) et les conditions d'attribution sont drastiques.

De plus, l'UNEF se targuait d'avoir obtenu un dixième mois de bourses pour les étudiant-e-s, mesure entrée en vigueur dès la rentrée 2011.
Ce 10ème mois de bourses promis par le gouvernement a entraîné des difficultés quant à son application. Versées en retard pendant 2 mois consécutifs, ce manquement a mis de nombreux-euses étudiant-e-s dans la galère. Alors qu'il faut payer en temps et en heure les loyers, les factures, ce retard de bourses accroît encore la précarité étudiante. Pourquoi un tel retard ? Plusieurs informations nous sont parvenues. Primo, l'Etat n'aurait pas versé les fonds nécessaires à la mise en place de ce dixième mois de bourses. Secundo (conséquence du premier point), les CROUS en difficultés financières, doivent spéculer sur les fonds dont ils disposent.


La fédération SUD étudiant tient à rappeler son exigence quant à l'abrogation de la LRU et sa volonté à court terme d'une augmentation des bourses en nombre et en niveau, avant l'instauration d'un salaire socialisé.

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06 décembre 2011

MALIK OUSSEKINE - 25 ans déjà

Il y a 25 ans, Malik Oussekine,


un étudiant de 22 ans,


était assassiné par la police lors d'une manifestation

malik

 

ON N'OUBLIE PAS


ON NE PARDONNE PAS

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